Roman, Ouvrage de 211 pages écrit en 1968 a été publié en 2009, aux Éditions Gallimard, dans la CollectionVerticales. Il était initialement prévu que soit publié Tuberculose du Roman, une suite de nouvelles centrées autour d’un asile qui est en quelque sorte le signe de sa maladie, avant d’atteindre Le Cortège du Roman Mort qui figure dans Quartiers de ON ! et dans États du Monde.
Pour des raisons expliquées en détail sur ce site, l’idée même du roman, avec sa cohérence satisfaite nous semble totalement impossible aujourd’hui dans un univers du mitraillage et du discontinu. Le fait que les enfants et les animaux meurent rend impossible tout récit. (Mais peut-être n’est-ce là que le signe d’un dysfonctionnement personnel.)
Les deux seules tentatives d’écriture dans le genre sont Roman de 1968 auquel a correspondu en 1969 Phœnyx, Styx, X, dont la problématique plus éclatée, faite de monologues successifs était également centrée sur la question asilaire. Un des cadres évoqués à la fois dans les deux ouvrages était la Villa Peixotto construite par un juif portugais à Arlac (juste au dessus du territoire de Jean Eustache, à Pessac), et qui a servi de modèle pour la Maison Blanche.
Roman était totalement décalé par rapport à tout ce qui s’écrivait dans la Cosmologie O. N. à ce moment-là, et c’est pour ça que la publication de cet archaïsme (sans mise en garde suffisamment explicite) pouvait paraître curieuse après la parution de OGR, version maigre chez Tristram, ou Quartiers de ON ! toujours chez Verticales, dont les agrégats sont d’une discontinuité évidente.
Mais il est difficile d’aller contre le coup de cœur d’un éditeur (c’est plutôt généralement l’inverse qui se produit !). C’est la preuve qu’il en a, comme dirait Pagnol.
C’est Bernard Wallet qui a pris l’initiative de publier Quartiers de ON ! et c’est Pagès qui a pris celle de publier Roman.
Ou pire…
Pour reprendre l’énoncé du fameux séminaire, il y a pire en effet : ce sont les retrouvailles d’une partie du manuscrit originel de Roman, retrouvées par un aimable fermier du Mas d’Auvignon, alors qu’on pensait que ce texte, intitulé Aux Abattoirs, ainsi que toute une énorme correspondance et des travaux plastiques conservés au Château du village, avaient été détruits ou dispersés grâce à un crétin ou un abruti (on hésite entre les deux, mais il y a peut-être un tiers pire), qui n’avait rien trouvé de mieux que d’en faire un vide-grenier.
On n’en fera subir au lecteur qu’un court extrait. L’ensemble, toujours faussement autobiographique comporte énormémént de redites et de longueurs. La partie utilisée dans Roman avait été heureusement condensée et rabotée. On en livre ici le tout début : la description de la rue Seguinengua, et la fin, où l’on “déménage” dans tous les sens. Tout ça n’est qu’un brouillon ; c’est juste “à consulter”, comme L’Année des Adolescents.
Publier/Oublier
Roman, Ouvrage de 211 pages écrit en 1968 a été publié en 2009, aux Éditions Gallimard, dans la CollectionVerticales. Il était initialement prévu que soit publié Tuberculose du Roman, une suite de nouvelles centrées autour d’un asile qui est en quelque sorte le signe de sa maladie, avant d’atteindre Le Cortège du Roman Mort qui figure dans Quartiers de ON ! et dans États du Monde.
Pour des raisons expliquées en détail sur ce site, l’idée même du roman, avec sa cohérence satisfaite nous semble totalement impossible aujourd’hui dans un univers du mitraillage et du discontinu. Le fait que les enfants et les animaux meurent rend impossible tout récit. (Mais peut-être n’est-ce là que le signe d’un dysfonctionnement personnel.)
Les deux seules tentatives d’écriture dans le genre sont Roman de 1968 auquel a correspondu en 1969 Phœnyx, Styx, X, dont la problématique plus éclatée, faite de monologues successifs était également centrée sur la question asilaire. Un des cadres évoqués à la fois dans les deux ouvrages était la Villa Peixotto construite par un juif portugais à Arlac (juste au dessus du territoire de Jean Eustache, à Pessac), et qui a servi de modèle pour la Maison Blanche.
Roman était totalement décalé par rapport à tout ce qui s’écrivait dans la Cosmologie O. N. à ce moment-là, et c’est pour ça que la publication de cet archaïsme (sans mise en garde suffisamment explicite) pouvait paraître curieuse après la parution de OGR, version maigre chez Tristram, ou Quartiers de ON ! toujours chez Verticales, dont les agrégats sont d’une discontinuité évidente.
Mais il est difficile d’aller contre le coup de cœur d’un éditeur (c’est plutôt généralement l’inverse qui se produit !). C’est la preuve qu’il en a, comme dirait Pagnol.
C’est Bernard Wallet qui a pris l’initiative de publier Quartiers de ON ! et c’est Pagès qui a pris celle de publier Roman.
Ou pire…
Pour reprendre l’énoncé du fameux séminaire, il y a pire en effet : ce sont les retrouvailles d’une partie du manuscrit originel de Roman, retrouvées par un aimable fermier du Mas d’Auvignon, alors qu’on pensait que ce texte, intitulé Aux Abattoirs, ainsi que toute une énorme correspondance et des travaux plastiques conservés au Château du village, avaient été détruits ou dispersés grâce à un crétin ou un abruti (on hésite entre les deux, mais il y a peut-être un tiers pire), qui n’avait rien trouvé de mieux que d’en faire un vide-grenier.
On n’en fera subir au lecteur qu’un court extrait. L’ensemble, toujours faussement autobiographique comporte énormémént de redites et de longueurs. La partie utilisée dans Roman avait été heureusement condensée et rabotée. On en livre ici le tout début : la description de la rue Seguinengua, et la fin, où l’on “déménage” dans tous les sens. Tout ça n’est qu’un brouillon ; c’est juste “à consulter”, comme L’Année des Adolescents.