Peinture

Cent Cibles : Trois visages au wagon - Acrylique blanc sur Cible 21 x 21cm pour carabine 50m

Les Cent-Cibles font partie de l’exposition des États du Monde à l’URDLA du 4 février au 13 avril 2012.

NDLR

Les Cent-Cibles sont liées à la discipline du tir (aussi bien tir traditionnel que Kyudo dans le cadre de la Cellule Sabaki), mais également au Pays des Morts ; de là cette blancheur de spectre des dessins. Sans oublier cette autre hantise de Cozens avec sa typologie aussi restreinte des paysages que celles des métaphores pour Borgès.
Les dessins sont re-composés à partir de milliers de petits croquis (ceux-ci parfois combinés ensemble, juxtaposés : aboutissant à des perspectives et des points de fuite “hasardeux et fantaisistes”) pour s’approcher au mieux des visions de rêve du Pays des Morts (contrée féerique et communiquant une exaltation peu commune du côté de “la porte des shen”), dont on explore à chaque fois un nouvel endroit et dont il est possible d’établir une Carte assez précise : avec d’un côté de magnifiques gares baroques et des réseaux ferrés infinis à partir de points de vue redoutablement vertigineux (à l’image de Little Nemo), de l’autre une “schizocité” avec sa rue principale gorgée de cinémas, ailleurs des paysages montagneux, des lacs, etc. Et bien sûr différentes entrées et voies d’accès, malgré le fait qu’il y en ait une de priviliégiée.
O. N.

Publication : Exposition à l’Urdla des États du Monde

Cent Cibles : Trois visages au wagon

Publié le 27 janvier 2012 dans document Cosmologie Onuma Nemon peinture

Aquarelle de la fin du XXème Siècle - Alexandre Bonnier

Date du document : 1985

Alexandre Bonnier, homme des grandes fêtes des Beaux-Arts de Lille, contemplateur de la chute de la manne céleste à Mâcons en mangeant des cuisses de grenouille, créateur avec Giacomoni du Centre de l’Environnement et surtout des Trois Départements des Écoles d’Art après 1968 bien avant que n’arrivent au galop les rabatteurs du milieu, culturistes généraux ou autres champions de la gonflette, puis que ne s’y engouffre le pire bataillon des distributeurs d’u.v. en rondelles, couilles d’anges, huberts-chiâssepot-incestueux, drac-queens et connards barbants ; Alexandre l’homme de la Mort en Rose Majeur.

O. N.

Aquarelle de la fin du XXème Siècle

Publié le 8 octobre 2009 dans document DAO peinture

Sans Titre - Denis Laget. Huile sur toile. 30 x 30 cm

Date du document : 2006

Il y a très peu de motifs caduques : vol des grues, mystère des paysages, monde clos des natures mortes, vanités et même le si curieusement torturé modèle vivant. Le tout c’est que ça bouge encore, précisèment ; la seule chose qui soit usée c’est la façon d’en rendre compte. À chaque artiste de faire choir les peaux mortes du formalisme et de l’académisme.
Idem en ce qui concerne les outils, media, supports : peinture ou écriture. Et même au-dessous, dans leurs modalités.
Il y a surtout des questions historiquement restées en suspens (comme les voies inempruntées par l’évolution en biologie) dans la peinture depuis son invention et que les différents mouvements n’ont pas eu le temps de traiter. Ce que disait Brigitte Legars en 1986 au moment de la fondation de Tristram en se réclamant de Sterne à travers Kundera n’était pas différent. Ni Denis Roche lorsqu’il disait qu’il y a simplement quelque chose de mal digéré dans le surréalisme.

Publication : Choses diverses. Galerie Claude Bernard.

Sans Titre

Publié le 10 mars 2009 dans document DAO peinture

Aube : Transapparences. Tokyo - Les Adolescents. Ligne d’Aube. Autres villes

Date du document : 1978

“Contre un ordre misogyne (mot rare jusqu’au XIXème siècle), j’exclose des petits morceaux de peau géographique trouée à l’emplacement des mers (ici aussi la terre tremble !). Je donne des “Pieces of Life”, morceaux de corps, de vie, de temps (et c’est une posture sexuelle, une posture de production, une PROSTITURE).
Je désigne la fragilité de la matière (papier de soie), de la couleur (encres, or), l’éphémère buvant dans la couleur primaire la bulle d’air sortie du liquide glauque. Le papier se gonfle, se tend (en quelques heures le désert le plus aride peut se recouvrir d’une abondante végétation) ; j’opère sur la matière de la feuille un travail de chirurgien, replie au vaccinostyle des bourrelets de peau et de soi et de chair où mouille la partie lombaire de la côte du Pérou, m’abaisse au-dessous de l’Équateur : la colonne de Colombie me respire.
Alors que le temps a passé, le papier se colle (à l’air) à l’eau de la vitre (le détacher doucement avec la pointe du vaccinostyle sans en déchirer la moindre membrane, comme quelque bijouterie précieuse - des yeux - ; je pense à mon père presqu’aveugle) ; ce sont presque des transparences, des Trans-Apparences, et fantoches et grisées sur les murs ; les travers des apparences se font là, aujourd’hui, à travers ce gris.”
Aube Lambrée. Printemps 1978.

Aube : Transapparences. Tokyo

Publié le 4 décembre 2007 dans document Cosmologie Onuma Nemon peinture