Inventaire des archives

Pemmy Noël - Contes, Nouvelles et Récits de Nycéphore

Date du document : 1976

Publié le 26 Novembre 2012

Il ne restait à la petite Pemmy, cachée au fond de la pièce des claies de jonc et de paille où s’égouttaient et sèchaient les énormes meules de fromages, qu’à énumérer tout le jour des listes face auxquelles elle se trouvait la nuit en rêvant, écrites sur un tableau noir comme la fortune de Chienfou :
Arrosoir               Chandeliers
Limbes                Flache
Poire                    Débridement
Horloge                Escargots de Chine
Orangée               Confetti
Asperges              Confiture
Rive                    Araignée
Encolure               Cachectique
Larix                    Sorcière
Bleue                    Ouais
Verruqueux           Morasse
Boîte                    Péjoratif
Dé                        Radis
Turquoise            Outrage
Quatre                Nus
Prélart                 Pécari
Unicorne             Corps
Entonnoir             Encre
Cobra                   Suint…
etc.

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Conte Court - Contes, Nouvelles et Récits de Nycéphore

Date du document : 1976

Publié le 26 Octobre 2012

Le Paralytique était stuporeux sur le bord : on boira toute l’eau de la piscine à son horrible avènement ; on va partir en Allemagne voir l’homme à l’oreille coupée ; la tache de lumière choit bêtement dans un bosquet dont les arbustes ont des reflets roses.
Une chose représente autre chose : soleil ou lampe ou bien la figure d’une femme de serf, sucrée et blanche, à peine molle, poupine, terriblement sensuelle ! Puis c’est le méandre des causes. Cantate, prairie, anémones sauvages en tapis, crescendos tragiques de cordes, puis vents.
Ma mère me dit toujours de faire attention aux fleurs de l’esprit. Sur le plâtre, sur les parquets creux et verts de moisissures : des animaux, des peintures… fond moral, peinture allégorique jolie et reposante abîmée nuit et jour. Trait formant un triangle gagné d’un cancer fou… estimation de perte progressive éclairée plus ou moins faiblement.

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O - (Cerveaux)

Date du document : 2000

Publié le 22 Octobre 2012

I. LE CHAOS

Aimantation
Autrefois je saisissais dans ma main les bombardiers vrombissants dont toute une armada noircissait le ciel au-dessus des fougères géantes, et je les remettais dans la rivière pour la peupler de poissons-chats, bombes olivâtres aux moustaches noires. La nuit le globe terrestre s’enflait à partir du bout de mon pied, corps et mappemonde échangeant leurs propriétés dans un trop-sûr de charogne et de mandarine. C’était bon !
Je me réveillais dans le bonheur des maisons de garde-barrière et de souvenirs divers et les futurs hypnotiques et cinglants s’ouvrant sur la voie ferrée. À Pâques, à la pointe du jour, on s’y levait dans les rameaux et les oracles. La permission était énorme dans la brillance de l’air lumineux. On ramassait les vipères, on réchauffait leurs œufs dans le sable, mais elle ne nous mordaient pas.
Je courais dans une jungle de dahlias, de fruits plus gros que des crânes et de légumes pendant parmi des lianes pour épier les derniers renards féroces. La seule vérité, c’était la bonté de l’opulence.

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O représente la dernière étape de la Cosmologie. Ceci en est l'état définitif.
NDLR

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