Sans Titre - Denis Laget. Huile sur toile. 30 x 30 cm

Date du document : 2006

Il y a très peu de motifs caduques : vol des grues, mystère des paysages, monde clos des natures mortes, vanités et même le si curieusement torturé modèle vivant. Le tout c’est que ça bouge encore, précisèment ; la seule chose qui soit usée c’est la façon d’en rendre compte. À chaque artiste de faire choir les peaux mortes du formalisme et de l’académisme.
Idem en ce qui concerne les outils, media, supports : peinture ou écriture. Et même au-dessous, dans leurs modalités.
Il y a surtout des questions historiquement restées en suspens (comme les voies inempruntées par l’évolution en biologie) dans la peinture depuis son invention et que les différents mouvements n’ont pas eu le temps de traiter. Ce que disait Brigitte Legars en 1986 au moment de la fondation de Tristram en se réclamant de Sterne à travers Kundera n’était pas différent. Ni Denis Roche lorsqu’il disait qu’il y a simplement quelque chose de mal digéré dans le surréalisme.

Publication : Choses diverses. Galerie Claude Bernard.

Sans Titre

Publié le 10 mars 2009 dans document DAO peinture

Troupeaux et Voyage - À propos de Joël Roussiez

Date du document : 2009

À chaque fois qu’on rencontre un Horrible Travailleur, il périme tout un pan de la vaine production d’alentour, la rend caduque, et on ne peut que s’en réjouir. Autant de débroussaillé ; nous sommes dans un territoire de l’Inscription et toute découverte dans un autre endroit est toujours bénéfique. Autant de temps gagné. La fraternité est de mise.
Avec Joël Roussiez tout est mouvement comme dans la pensée chinoise où “les réalités que simulent les mots ne sont pas des choses arrêtées mais des mouvements”(1). Implosion, explosion et dispersion que la spirale du Voyage Biographique emporte, ou mouvement des marcheurs cosmopolites à travers les méridiens du monde de Nous et nos troupeaux.

1. Nous et nos troupeaux
“ « Cosmos terrien de vie » je dis.”
“Avançons sans peur aucune, sans crainte des coups, ne cherchons rien
Croisons des hommes qui ont cherché et s’en reviennent
Des qui s’en revenaient, n’avaient rien vu…”

Les paysages des Troupeaux sont comme ceux de Cozens, lui-même tellement chinois dans sa technique tachiste avec cet effet d’éloignement qui abolit la césure entre esquisse et dessin achevé, ce miracle ophtalmique permettant de faire disparaître autant les grossièretés de la tache que les finesses de l’exécution attentive. De loin le dessin devient une tache modulée et la tache un dessin vigoureux, tous deux pris dans le même ravissement de l’œil.
Ce génie de l’esquisse est partout présent dans les traversées des paysages de Roussiez où des notations extrèmement précises sur les couleurs, les climats ou les coutumes de certaines populations (voire les “marques” mécaniques) alternent et glissent avec de vagues affairements : intrusions humaines laborieuses ou énigmatiques dans “une sorte de camp de matériaux variés”.

http://www.larumeurlibre.fr/

Publication : La Main de Singe

Publié le 7 mars 2009 dans document DAO texte

Biblio - Poème 0 du Livre Poétique de Nycéphore 1964-1984

Date du document : 1964

0. Biblio

A. Jourdain
(détruit par le cousin “Néné”, sauf ce lambeau ; bagarre.)

Mathias, la rue du Porc, le gourdin à la main,
En 3837, pour le matin ;
L’aube rosit le fleuve et la robe Epiphane,
Tandis qu’à leurs sabots par la rue Traversane,
Les pires de chez nous: Jean, Norbert, Manolo,
Se rendent aussitôt livrés à leur goulot,
Tressant cette Entreprise embrayant des barquettes
Où traînent des boulons trop gras pour les liquettes
Pendant que le Grand-Prêtre avec sa tiare d’Or
Remontait la Garonne et descendait au Port.
Mais on le pèlera de sa pourpre en nos Douves,
Puis on en traînera dans la Ville-qu’on-pave
Sa lame d’or gravée d’un “Sancto Domino”,
Quand l’Equateur n’est plus qu’un ridicule anneau!
Jusqu’aux Abattoirs bleus du Dimanche en soirée,
Le carreau non lavé titrant ses diarrhées.
La pâleur de ses traits, sa tristesse, qui, mieux
Qu’un suaire le cerne, os débile et piteux,
Les Machabbées et les Momies s’en entrechoquent,
Bandeau d’horreur à sa vue noirâtre et ses cloques.
Armes broyantes d’or, du bouclier ouvert
De plaies délicieusement crues ! devant l’Enfer.
Enfin la Toute-Puissance avant les feux, l’âtre !
(“O l’hostie salutaire oblongue et bien douceâtre !”
Son coeur soudain surpris et creux par toutes gouttes
Qui tombent des forêts tant qu’il court sous leurs voûtes.)

Publication : Revue Mettray n°7. Juin 2004

Publié le 3 mars 2009 dans document OGR texte

Éthique de la Description - Joël Roussiez

Date du document : 2009

Approche d’une éthique de la description.
Il faudrait dire qu’elle n’est pas représentation, ceci par exemple de Semprun(1) est à rejeter comme facticité « Il ne peuvent pas comprendre, pas vraiment, ces trois officiers. Il faudrait leur raconter la fumée : dense parfois, d’un noir de suie dans le ciel variable. Ou bien légère et grise, presque vaporeuse, voguant au gré des vents sur les vivants rassemblés, comme un présage, comme un au revoir.
Fumée pour un linceul aussi vaste que le ciel, dernière trace du passage, corps et âmes des copains
… » Le passage en italiques permet de bien comprendre ce qu’il ne faut pas faire pour rendre compte et offrir au lecteur une impression juste. Il faut être prés de la chose, or on s’en éloigne lorsque on veut « raconter la fumée », on ne raconte pas une chose, on la rend présente, c’est le rôle de la description.

etc.

Publié le 2 mars 2009 dans document DAO texte

Voyage Biographique. Final 2 Magnifique - Joël Roussiez

Date du document : 2008

Ce texte fait partie de l’ouvrage à paraître Le Voyage Biographique de Joël Roussiez.
Une abeille voulait manger de la confiture, elle est tombée dans un piège. Les deux enfants ont vissé le couvercle, elle bourdonne à l’intérieur du bocal. Les deux enfants la regardent puis ils vont se promener dans la nature parmi les herbes hautes et les champs ondoyants. Ils brandissent leur trophée au bout de leurs bras, le portant tour à tour et le collant contre l’oreille pour écouter « bzz, bzz, bzz » ce qui ressemble à la mer. Leurs pieds les emportent et les promènent sur une lande, des animaux y bourdonnent, des mouches et des abeilles volent parmi les bruyères ; dans le ciel des oiseaux planent au-dessus des falaises. La mer est en bas. On en a le vertige. Les falaises se cassent contre le bleu des eaux, tombent du ciel, s’éloignent de la terre et se prolongent sous les vagues, le blanc devenant glauque puis sombre, puis noir. Des courants sombres disparaissent dans les profondeurs, des ombres fluides coulent sous l’épaisseur des eaux en dessinant des croupes … Un roi chevauche dans la plaine ondoyante; un enfant se colle à son dos et serre sa taille puissante. La nuit tombe et les enveloppe de formes sombres, des ombres les caressent et s’effilochent à leur passage « on dirait qu’elles les retiennent ». Le roi filait sur sa monture, l’enfant s’agrippait derrière son dos, tous deux fuyaient sur la lande sauvage. Ils chevauchaient sur les collines innombrables et regagnaient ainsi le château dans lequel la reine inquiète attendait. Le roi se dépêchait car il craignait la nuit et l’inquiétude de la reine. Il courait sur sa monture sombre. L’enfant disait : « j’ai peur! On me pince, on me griffe» … « Ce n’est rien, ce n’est rien » disait le roi en se hâtant. Leurs ombres passaient rapides parmi les forêts sombres, sur les chemins, longeant d’étranges marais où serpentaient des formes sur le sol qui se dressaient d’un seul coup, occupant toute la route, menaçantes comme des bandits de l’ancien temps, puis elles s’éclipsaient absorbées par des trous, entrainées par la boue des marais où elles se noyaient. Des arbres pas très grands fouettaient les corps effrayés de créatures qui fuyaient ; ils harcelaient les hommes aussi bien que les bêtes, ils gesticulaient dans les toiles de la nuit et s’y débattaient en sifflant de manière lugubre. Alors d’un seul coup, le soleil se mit à resplendir, il remplit de clarté l’espace d’une lande qui descendait en pente douce jusqu’aux rochers surplombant modestement la mer qui roulait à leurs pieds. Les enfants déposèrent leurs trophées et se mirent à creuser. Ils firent un trou, ils y placèrent le bocal. A l’intérieur, l’abeille bourdonnait et se heurtait à la cloison de verre. Parmi la bruyère et l’herbe sèche, ils reposaient ensuite enlacés. Leurs souffles soulevaient sans hâte leurs poitrines endormies et parfois on entendait la plainte heureuse d’un soupir satisfait. D’autres fois, c’était comme un frisson qui traversait leurs peaux. Une peur égarée passait par là et les secouait un peu. Puis ils se réveillèrent, ils s’étirèrent longuement devant la mer étale comme un lac. Lorsqu’ils se levèrent la brise caressa leurs visages et les rafraichît, alors ils jouèrent … On roule l’un sur l’autre en se laissant descendre le long de la pente. On se laisse emporter par son poids, c’est vraiment drôle. A deux, ça va plus vite. On a le tournis, la tête se dévisse, c’est ma tête, c’est la tienne. Nos têtes se mélangent, nos cheveux s’emmêlent. A l’intérieur du crâne, ça bourdonne, ça va de plus en plus vite.

Publié le 2 mars 2009 dans document DAO texte

À propos du Roman - Carte en Réponse à un questionnaire du Grand Souffle

Date du document : 2006

Ce texte fait partie des Cartes de la Cosmologie, relevées régulièrement. À Propos du Roman

— La littérature peut-elle être encore pensée en terme d’évolution, de révolution ? Autrement dit, face aux impératifs commerciaux qui tendent, semblent-il, à la niveler en la réduisant, par exemple, à ne plus ressortir qu’au seul genre du roman, reste-t-elle cet espace (que l’on dit sacré) de liberté, ce lieu de tous les possibles ?
À propos du Roman
Le Roman, je l’ai fréquenté en trois temps : de façon traditionnelle dans “Roman” 1 en 1968 (c’était un pari fait avec un groupe d’anciens lycéens). De façon déja désintégrée avec “Tuberculose du Roman” en 1972 2, et enfin en 1984 avec “Le Convoi du Roman Mort” 3 qui en signale l’éparpillement.
Il y a eu des auréoles autour de ces fractures. Par exemple un roman “à facettes” et en “trois époques” : “Phœnyx, Styx, X” écrit en 69 et dont le nom reflétait l’évanouissement du Domaine de Peixotto imité de la Maison Blanche, à Bordeaux. Mais tout de suite j’ai considéré que c’était une forme éculée, passéiste. J’ai parlé de mon décalage par rapport à des formes archaïques qui tenait à ma propre folie mais qui n’a jamais été un souci post-moderne, bien au contraire.
Les romanciers qui piaulent à l’identité du Sujet ou à l’unité du récit sont aussi exaspérants que l’hystérie de Blanche Barrow dans “Bonnie and Clyde” d’Arthur Penn, et donc doivent être abattus au fusil à pompe. Je recommande personnellement les cartouches Nitro Magnum de chez Remington dont j’ai fait l’essai avec des amis gitans, à cause de leur dispersion. Ou bien les chevrotines à 16 grains de chez Newton (pour de plus gros morceaux dans la charpie).
Mais il faut dire aussi que je n’ai jamais eu aucune aptitude à un récit suivi. Dès le début j’ai voulu en finir. Ça se traite en homéopathie. J’aurais dû. Contrairement à pas mal de collègues géniaux qui traduisaient Homère au berceau et rotaient en Shakespeare, j’ai toujours été un cancre à l’école sans aucune prédisposition particulière, aucune précocité, aucun intérêt pour les langues, la musique, le dessin ni rien du tout. On peut donc très bien considérer que je n’ai fait que suivre la facilité de creuser cette ornière et que mon travail n’est que la résultante de mon incapacité personnelle à tout travail “sérieux”, de documentation au sens Flaubertien ou américain, de tout fichage universitaire. Je n’ai fait qu’aggraver ce défaut de la haine de poursuivre et je suis donc pour vous le contre-exemple du romancier hanté de la rigueur artisanale que je n’ai connue que par ailleurs, dans les métiers exercés dans “la chaîne du livre” : photographie, gravure, photogravure, reliure, édition, etc. Je l’ai dit, je n’ai jamais travaillé “qu’à l’arraché”, comme pour les haltères. “Mauvais Sujet” dont l’œuvre demeure une aberration sans aucune valeur d’enseignement.

« Tout c’que j’peux dire, c’est qu’ils ont vraiment été corrects avec moi et que j’apporterai un bouquet de fleurs à leur enterrement ! Tout c’que j’peux dire, c’est qu’j’ai vu la mort en face ! »
À présent on peut ralentir : on est revenus en France avec les imitations pâles de Texas Rangers de la Kulture à pli repassé sur la bite devant leurs supermarchés. La très perceptible çonnerie va s’amplifiant. Le Sarcome de Karposi a de curieuses homophonies avec le Ministère de l’Intérieur.

http://lamaindesinge.blogspot.com/search/label/ONUMA%20NEMON

Publication : Enquête sur le Roman. Le Grand Souffle

Publié le 2 mars 2009 dans document HSOR texte

Le Cirque B. B. et Mouilleseaux le débile - Ligne des Escholiers Primaires. Nycéphore. Été

Date du document : 1970

(Il s’agit d’un petit Extrait du Chapitre 6 de l’Été)

C’était bien de vouloir partir ainsi. Mais qui se satisferait de ce simple redoublement de soi-même, de cette ombre portée en avant, idéale et nocturne, de cette infra-mince connaissance du monde ? Puis quel lecteur s’attardera sur cette Aventure matinée d’Argentine ?
« On continue, on verra bien ! »
*
Pendant ce temps de préparation du mouvement, entre le retour de Cádiz et la Grande Fugue aux Amériques, alors que je continuais à bien fournir le répertoire, à rencontrer d’autres comédiens, à choisir régisseur et techniciens et à améliorer ma connaissance de la photographie, mon frère Nicolaï travaillait comme magasinier à la Régie dans les champs du Bouscat.

Comme il était stipulé dans le contrat qu’on ne pouvait recevoir
d’argent sans déplacement (faiblesse théorique et a priori latin de l’oncle lointain, qui n’avait pas compris la vitesse immobile), et comme d’autre part la ville de départ ne pouvait être considérée comme une halte, nous subvenions ainsi chacun à notre façon à nos besoins.
Magasinier ? Aucun grand écrivain ni artiste ne l’y autorisait. Il se fixait à peu près les mêmes objectifs possibles que Nany : expéditionnaire, bibliothécaire, etc. Il avait bien supporté pourtant de teindre des chats, tout le printemps de l’année précédente, sur la rive gauche de la Garonne, bien qu’il n’y ait jamais eu de “modèle exemplaire” dans ce sens-là non plus, travail plutôt repoussé par tous ceux qui les idolâtrèrent ! Mais magasinier ! La violence du sabotage était donc nécessaire pour résister au siphon de la connerie. Elle était poussée au centuple par Saïd. Et je vins les rejoindre à quelque temps de là.

Publié le 17 février 2009 dans document Cosmologie Onuma Nemon texte

Jojo l’Alcolo - Ligne des Escholiers Primaires. Le Singulier. Automne

Date du document : 1983

L’Effondrement de la Carte
“Mon Papa, il est bien malade, retourné, devenu lamade et baveur de bile, débile. Prenait Festale, avant de connaître les jumeaux Kay, les fils de Violet. À présent plus rien, c’est foutu.
Les Kay vivaient sur le port, là où Charlie était au trimard ; leur père était broc. C’est à huit ans qu’ils se sont vus ; il y avait là José aussi, José Arès ; ils faisaient de la boxe avec le curé Bonnet , à La Flèche.
La dernière fois, il a chu dans le fossé avec Jack “the Hat”, un bon irlandais, un pot’ de prison des Kay (le “Hat”, pour cacher qu’il est chauve, et peut-être donneur).
On voit bien, à le suivre de dos, à l’importance de ses trapèzes pour un homme de la balle, tout le passé ardu de sa vie de cirque, les ours gris argent en hiver, la fréquentation de la neige (moins dangereuse que celle des Kay), l’arrachage et la plantation des piquets d’amarres.
Il a pas été connu de tout temps. Ainsi, du moins. Ni connu les Kay. “Vice ignoble” disait Mamie. Salles de jeux. Leslie Hot et Lili Spot. Phrénésie ! Alcool de contrebande. Serments d’Hippocrites ! Dipsomane, qu’on lui crachait !
Le docteur Dugoujon est venu, lui qui buvait que de l’eau, un jour de crise. On le chirurgica en ivrogne, comme un avare, à Saint-André. Jivago n’était pas là.
Ensuite, plus les Kay débarquaient, plus ses blessures se compliquaient. Tout un tas d’autres apparitions lui tombèrent dessus à la suite, par “infiltrations”, insidieusement : Le Fisc, Le Cadavre de Terry Martin, La Dent Creuse de La Loi, Le Maître, Pete Bondurant…

Publié le 12 février 2009 dans document Cosmologie Onuma Nemon texte

Merci Sophie Marceau !

On aurait pu croire, à suivre la crétinisation des médias et à entendre Sophie Marceau dire après le tournage de Guerre et Paix qu’elle avait pour ainsi dire traîné toute sa jeunesse l’ouvrage impérissable de Tolstoï dans son sac de classe, qu’il y avait un voisinage entre elle et les grands écrivains russes (en somme une nouvelle version côté Est de La Nuit du Chasseur : un sein pour la guerre, un sein pour la paix : cf. Souchon), que Maritie et Gilbert Carpentier, c’était, à quelque chose près la même chose que l’Ezruversité, et que Carla Bruni était dans la même catégorie que La Callas : tout glissait en people !
Mais non ! Déclaration de sauvegarde inespérée : elle nous apprend récemment qu’alors qu’elle ne savait pas trop pour qui voter la dernière fois, elle a voté pour Sarkozy et qu’elle ne regrette pas, Dieu merci ! Cette déclaration rétablit les choses et remet Van Gogh à sa place et on retrouve pour Sophie Marceau les qualificatifs dont usait Pialat à son endroit après le tournage de Police. Maritie et Gilbert Carpentier, Patrick Poivre d’Arvor, Patrick Sébastien, les Nuls de Canal Plus, Michel Drucker, Beigbeder, tout cela reste de la variété ; ce n’était pas Pasolini c’est Besson sur le plateau des Nuls ; l’Inceste de Christine Angot n’équivaut pas à l’Amant de Duras ni à la Maison d’Anaïs Nin ; l’art sociologique n’est pas de l’art mais de la culture plus de l’université ; les angoisses pédagogiques des fils de pub de la MGEN ne suffisent pas à composer un roman, et Sophie Marceau continue à flotter dans sa baignoire comme si de rien n’était. Merci Sophie ! À toutes choses malheurs sont bons.

France Martin

Publié le 4 février 2009 dans billet