cote : 439 - 11 - 4 date du document : 1980
type de document : texte continent : OGR
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J’essaie d’attirer à moi une fille toute en rose : Rosa. D’autres sont collantes ; elle n’en a pas : je le sens sous l’index.
Horreur ! Les vêtements sont jetés dans de grands containers tandis que les objets personels des victimes sont amassés pour être triés, et on a du mal à convaincre les familles de quitter les lieux. Voilà très peu de temps il y avait encore de grosses rafales de neige à gros flocons par ces montagnes sur les bons gros autobus jaunes et les bulls. On aurait aimé vivre sous la terre où le soleil ne brille jamais et où dedans les maisons on replie les papiers de Noël aux mille reflets.
Malgré cela la petite Rosa me fait chanter. Ciel bleu, la merde au cul, crotte au ras embouchée. Signes frais sur les joues, maux intestinaux, logorrhée : toute cette écriture “découverte” sur elle ! De la danse en “Sylvie des forêts” elle a les salves, Rosa.
cote : 432 - 11 - 4 date du document : 1997
type de document : texte continent : OGR
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Ce texte est explicatif des tensions et des archaïsmes à l’œuvre dans le continent OGR de la Cosmologie et de la façon dont ces archaïsmes ont subsisté à la façon d'un enkystement.
Les archaïsmes de forme (alexandrins ou octosyllabes dans la première partie du “Tome Poétique”, construction romanesque traditionnelle de “Roman” et de “Phényx, Styx, X”), ne doivent pas être traités aujourd’hui à la façon du mensonge post-moderne. Il n’y a jamais eu, il n’y aura jamais de dépassement des nouvelles formes par les anciennes.
Du reste les formes dont il est question ici, ont été abandonnées par l’Auteur, comme les vieilles peaux des mues successives.
La particularité tient seulement à ceci que l’abandon a pris sans doute plus de temps que chez d’autres, et surtout que ces vieilles enveloppes ont continué parfois à insister en même temps que de plus “modernes” avaient vu le jour (par exemple certains poèmes de 1964 ou 1965 sont traités en vers libres, tandis que d’autres reprennent des formes traditionnelles ; plus rarement, mais cela a lieu aussi, les deux sortes de formes coexistent dans le même texte).
Autre particularité : elles ont subsisté alors que “l’environnement” de l’Auteur (radiophonie, contacts, spectacles, évènements) s’exprimait tout à fait autrement, comme un enkystement (à la façon du B.K. de la Tuberculose).
Cet enkystement avait sûrement à voir avec la présence du frère inclu en soi, persistant et saignant parfois à la façon d’une maladie dans le temps, d’une affection du Temps. Mais il ne s’y réduit pas.
cote : 325 - 11 - 4 date du document : 1965
type de document : texte continent : OGR
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23. Description d’un couple correct
Jo ! Tout en paillons, le nez bleu, les pieds gelés,
Où s’en va-t’il donc désodésarticulé
Qui déploie son chocolat si beau de barrière ?
Vois-le s’enflant, envahir partout du derrière !
Qu’on regarde, violent et clair, surpris et dur,
Le beau récit, extrait puant de béton pur
Fourmillant vert, mousse d’esprit rêvée, d’idées
Qu’il fait, se dégageant par blocs et non ridées !
Enfin d’accroupissure, écarlate son Ouf !
Et puis s’assoit dessus de prose, comme un pouf.
cote : 7 - 11 - 4 date du document : avant 1984
type de document : texte continent : OGR
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Anus & Salades
Ces extraits font partie d’un texte de plus de 800 pages intitulé L’Année des Adolescents ou Les Sciences du Jour dont une partie a déjà été diffusée par DAO voilà plusieurs années et dont une autre partie a été intégrée au recueil nommé Ivre des Morts.
Il consiste dans l’emploi du temps de plusieurs couples d’adolescents sur toute une année, adolescents dont certains sont de “purs adolescents” (n’ayant eu aucune enfance) tandis que d’autres font partie des Escholiers Primaires ou Moins-Que-Rien et d’autres encore des Orphelins Colporteurs.
Tout cela relevant de La Ligne des Adolescents dans “Les États du Monde”.
Les couples sont Énide et Erec, Zinaïda et Nicolas, Joyelle et Hill, Lydou et Jean, Ramona et Nicolaï et Nathalie et Nycéphore.
Nous publions ces extraits dans la mise en page de l’auteur.
Les extraits choisis l’ont été parmi ceux qui étaient colorés en rouge sur la maquette, c’est-à-dire en l’occurence destinés à la publication ; les autres, restés en noir, font partie des Épanchements.
Il n’y a pas de date de composition mais cela est forcément antérieur à 1984.
Isabelle Revay.
cote : 310 - 11 - 4 date du document : Fin 1969
type de document : texte continent : OGR
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15. Bouillons du dernier cri
La supposition est mince :
On voit clair !
À travers la barbe puante de poisson
Du moujik voleur de chevaux ;
Zinaïda la première.
Mille falots des exilés qui passent
Sur la grand’route de Sibérie,
Chaînes aux mains et aux pieds :
Promenade aux flambeaux des spectres.
Sur les côtés : cavaliers sabre au clair, révolver au poing.
cote : 138 - 11 - 4 date du document : Août 1969
type de document : texte continent : OGR
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B. Cádiz
Des deux côtés de la route modeste : aceituneros, gaditans.
Plus loin : le cantaor,
Trou frais du soleil dans la toile ;
Gammes de l’ombre, noisetiers.
Tremblante de lentejuelas de oro,
Sa voix de Málaga !
Plus de cortèges à travers les volets
Ni sur les terrasses,
Dès qu’il chante ;
Sucs du vent et chaos des restes.
Carrés de pins, lignes de craies,
Virgules d’encre sur les ciments, vers la mer.
L’aveugle de loterie cesse les secouades sèches de sa sébile
De fer blanc, sur le trottoir.
cote : 136 - 11 - 4 date du document : Fin 1969
type de document : texte continent : OGR
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14. OMBRE A. Buenos-Aires
Avenida San-José :
Escabullisada !
San Martín : froid précieux du houx vert ;
Et le givre, tel qu’après un long sommeil.
O Argentina, tu fus toujours passive
De l’autre côté de la frontière, espérant,
Ocaro !
Nous on habitait plus haut
Sur le Monte Cristo.
A Buenos-Aires,
Rouilles géantes et sublimes,
Tous mes membres tremblent de prose.
D’une lenteur ébouriffée,
Depuis que j’ai quitté les huches d’abeilles,
Je refoule mes petites peaux contre les ongles ;
Calle Domingo s’enfonce en Automne
Dans une nuit logique de nacre, épaisse,
Usure honnête des familles, les feuilles,
Les boues…
On quémandait devant les bains publics,
Chambres ouvertes,
Les mosaïques mauves,
Pour pouvoir sauter dans le tramway en partance
(Le globe-trotter est-il vraiment mort ?)
A.
D’abord Damme !
Apothéose ! D’houles fleurs
Fourrant matines brugeoises crayeuses !
J’étais gisant, paupières lourdes
D’égrènements d’ifs dans le fond.
En sortant du tableau,
Me voici vain tissu :
Roses bourguignonnes du Quint,
Inbroglios cœruléens
Filant des cordes funambules.
Oranges bleuies, bouquets d’eau grasse,
Croix
Et candélabres d’argent,
Partout
Explosions farouches de lilas morts.