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Les Thaïs Hollandais - Brilleman-Paturel

27 Février 2007
Vous avez parlé l’autre jour sur votre site du gymnase de la Porte Pouchet à Paris, et bien j’y ai vu les premiers thaï-boxeurs qui curieusement étaient des Hollandais, champions dans le domaine sans se prétendre des kami. Ce n’étaient ni Akebono ni Takamiyama chez les Sumoka.
Je connaissais Paschy que j’avais rencontré par l’intermédiaire de Didier entraîneur de l’équipe de France, lorsqu’il faisait ses premiers essais au cinéma.
Il me semble que c’est en 1979 qu’il a organisé une première rencontre entre des hollandais formés à la boxe thaï et des français (qui n’y connaissaient pas grand’chose).
Je me souviens surtout du combat de Brilleman (qui allait devenir, du reste, champion du monde de kick-boxing) avec cette capacité de ripostes foudroyantes.
Les premiers français ont dégagé comme si de rien n’était.

Entretien avec Maître Ho - Documents de la Cellule Sabaki

20 Janvier 2007
— Quand est-ce que vous avez connu Onuma Nemon ?
— Je l’ai connu lors d’une compétition au stade de la Porte Pouchet, à Paris, dans les années 70. Très bon ! Mais il n’a pour ainsi dire pas fait de compétition, sinon universitaire, amicale. On aura su apprécier assez tôt, voir ses qualités inventives.
— Du reste, le karaté à cette époque-là était essentiellement universitaire ?
— Oui, c’était un moment de grande utopie. Je crois même que certains venaient pour apprendre le cri qui tue ou acquérir les méthodes infaillibles de Nat Pinkerton. On fréquentait les dojos comme les bibliothèques. C’était en tout cas une époque de recherche, d’expérimentation dans les arts martiaux tout à fait extraordinaire. Il y avait beaucoup d’échanges d’école à école. Oui, oui, on essayait beaucoup de choses qui paraîtraient peu orthodoxes aujourd’hui !
— De quelle école était-il ?
— Je crois savoir quelques petites choses sur sa biographie, et en particulier qu’il a abordé le karaté avec le shotokan comme à peu près tout le monde à ce moment-là, au tout début de sa découverte en France, avec Me Kase, rue de la Montagne Ste Genevière, en 65 ou 66. Nous n’étions pas dans le courant international, alors ! Puis vers 67, 68 peut-être, avec le Burdigala Club de la police à Bordeaux, ensuite avec Me Murakami et le shukokaï.
De là il a rencontré à Paris au Club Corvisart Truong et Dang, deux élèves de Me Nambu, créateur tout récent du sankukaï. Et c’est une école qui lui correspondait parfaitement physiquement : standard-stance, les esquives taï-sabaki, tenshin jodan-uke, tenshin gedan-baraï, tout en cercles, ce qui compte, très beau !
Ensuite il n’a pas suivi le Nambudo, trop éloigné du contact pour lui, que j’aimais pour d’autres raisons. Mais peu importe.
Entretemps il a travaillé avec Tokitsu, Kamahora, Tsukada… J’insiste encore, mais ce sont ceux qui cherchaient dans des directions nouvelles en France.

Portrait de Tsukada, Nambu et quelques autres - Article de la revue DAO

19 Janvier 2007
Maître Tsukada était vraiment l’inverse du gymnaste bio et refoulé à la Rouet. Dans les stages organisés par Maître Nambu à Calagogo ou à Martha’s Vineyard, il déambulait toujours cigarette aux lèvres en karategi court qui laissait voir des tatouages bleus et en raclant les zoori-getas, portant des lunettes fumées, les cheveux en brosse et un visage mitraillé de petite vérole. On avait l’impression qu’il était dans une aura de graffiti et qu’il sortait du quartier Yakuza.
Il était maigre mais avec une musculature d’écorché, très bien dessinée, pure objectivité avant le style de frappe, comme Truong, et il avait un kime foudroyant.
C’est du reste curieux comme à partir des années 75 à peu près la débilité de la musculation de force a repris le dessus dans les dojos français pour faire oublier leur faillite primordiale dans les arts de combat orientaux. On a voulu réintroduire les catégories de la boxe anglaise et le poids comme condition de pensée efficace.

Guère Épais - Saison de l'Automne

21 Décembre 2006
Guère Épais

Ce texte fait partie de l’ensemble OR de plus de 200 pages 1 tel que conçu et mis en place en 1991, et dont les seules “livraisons” originales ont été publiées par DAO sous forme de feuilleton.
L’ensemble OR est composé de Cinq Saisons à la Chinoise, la Terre venant à la fin de l’Été.
Un extrait du Printemps, illustré de plusieurs photos et dessins en couleurs demandé par “L’Atelier Contemporain” en Mai 2002 n’a jamais vu le jour.
Le volume global que Tristram devait éditer en 2000 et que cette maison a refusé de faire paraître au dernier moment, en janvier 2000, était conçu comme certains albums de Skira ou du chocolat Poulain, les images devant être collées par-dessus les emplacements réservés.
Nous donnons ici dans un premier temps l’Automne, saison consacrée entre autres à la Guerre, à toutes les guerres, depuis les guerres antiques jusqu’aux plus récentes. En cela elle échappe en partie à la logique chinoise, mais là comme souvent par ailleurs Onuma Nemon n’a jamais appliqué un modèle, fut-il mythologique ou cosmologique, de façon systématique.
On ne trouvera pas dans cette version les images, car il nous faut d’abord les reclasser et les intégrer en fonction des versions successives.
Nous présentons en tout cas le texte intégral avec les réserves en blanc des images et parfois les indications de celles-ci ou des citations (sonores, cinématographiques) à venir en Espace, et nous publierons par la suite la version intégrale imagée de OR. Il est à noter à propos de ces indications qu’elle ne recouvrent que des indices de classement pour l’auteur : en effet “Photo, Chopin” ne fait pas référence à une photo ni explicitement à Frédéric Chopin, de même “Dessin Oreille”, etc.

1 : nous n’avons pas le décompte exact pour l’instant, car nous travaillons à l’inventaire sur plusieurs maquettes successives.

Isabelle Revay
Guère Épais

Aube-Nany 1966 - Ligne des Adolescents

30 Novembre 2006
Aube-Nany 1966

Ce texte fait partie de la Ligne des Adolescents (de l’élément Feu et du Cœur) du Continent OGR, repris dans “Les États du Monde”. Il ne concerne essentiellement que l’activité de deux d’entre eux le long de l’année 1966, pris dans le groupe fluctuant de l’Académie.
Il est antérieur à 1984.
Isabelle Revay.

Cette année-là fut l’année d’Aube, et accessoirement celle de la bande au “Tonto”. Puis de deux ou trois évènements comme la mort de Catherine Brûlot, le scandale de Clémence Léllée, etc.
Cette année-là où Aube qui avait 17 ans passa en classe de 3e de l’Académie avec une moyenne de 16, elle se coucha toujours entre 23h et 1h du matin après avoir avancé des travaux attentifs qui sollicitaient tout particulièrement l’excellence de sa myopie dans le silence, une extrème concentration, comme les Études Documentaires.
S’il n’y avait pas ce genre de travaux en cours, elle poursuivait ses propres recherches de décoration théâtrale pour “Le Styx”, cet autobus peint mulicolore aménagé à l’initiative de Nicolas pour un projet de théâtre itinérant. Elle écrivait ses premiers textes dramatiques que Nany lui avait proposé de passer à la Radio (sous son nom à cause des foudres paternelles !) lisait, plus rarement écoutait des disques, écrivait aux uns et aux autres : amis, famille, répondait surtout, prenait un bain, se lavait les cheveux en faisant des essais de teinte en fonction de la lecture (“coloration Divagations”).

HSOR n°1 - Récifs de Voyage

25 Novembre 2006
LE CONTINENT HSOR qui ne relève pas de la publication, est aussi divers que les autres par ses contenus et les supports utilisés. Il comprend notamment une grande partie d’enregistrements vidéographiques et sonores, de discussions et de rencontres filmées. Mais il contient en outre des correspondances, des brouillons de textes, des notations de journal, des esquisses, des portraits-charges d’une extrème violence... en un mot ce que l’auteur a nommé des Récifs de Voyage et où il avait tamponné lui-même (avec un P rouge) ce qui pouvait être éventuellement communiqué pour seule consultation à titre documentaire. Dans ce qui a été sélectionné ne figure à ce jour aucun élément de journal ni de correspondance, ni aucune des scènes filmées ou captées par le micro. Aujourd’hui nous reproduisons une première série d’extraits d’un volume tapé d’à peu près 500 pages (classées sous des chemises transparentes, avec des addenda de dessins, de photographies et collages), qui ne porte aucun titre et qui court de 1964 à 2004.
Isabelle Revay.

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