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La Descente au Jardin - Livre Poétique de Nycéphore 1968-1984. Poème n°11

Date du document : Pâques 1969

Publié le 5 Novembre 2007

11. La Descente au Jardin

Allons ! Totalité frugale,
Premier jour !
Toutes brillantes des ondées du rêve,
Offertes dans l’urne du matin,
Devant,
S’envolent, claquent,
Les tourterelles !

On ne revient jamais aux mêmes endroits du jardin.
(Toujours j’y replonge !)
Tête envolée sous le figuier
De dahlias, couleurs et désordres…

(Là-bas
Quatre Pavillons
Quinze mois,
Dernier somme ;

Masse de boue devers l’École ;
Carte des tertres de hasard.)

Le tilleul, puis
La touffe d’arums, puis
Le ciel d’eau intangible et nue,
Plus noire que sapinière.

La Jeune Juive - Livre Poétique de Nycéphore 1968-1984. Futur Antérieur. Poème n°34

Date du document : Mars 1983

Publié le 29 Août 2007

34. La Jeune Juive

L'Hiver, sucre lent qui fond, on erre, jusqu'à se taire,
Se terrer. L'air qui languit et qui tourne, c'est celui de
La jeune juive
Au-dessus des sombres nations, au fond de la vallée de la Ruhr.

« Oh ! Toute cette chute d'hosties vives dans la bouche, ce sont
Les gateaux de mon père pour les Pâques,
Les vitraux froids par endroits de l'Évangéliste
Mais d'une telle grâce !

Été - Livre Poétique de Nycéphore 1968-1984. Futur Antérieur. Poème n°20.

Date du document : Août 1969

Publié le 27 Juillet 2007

Tu sortais du bas des immeubles
Courante au soleil près des bulls, dans la poudre,
En claquettes et maillot marin à rayures
Bleues, et les taches de rousseur.

Les soirs passés dans la dune
De Laredo : des olives, c’est tout ;
Pas un sou.

Rien ne reste à la haine des vignes
Où les chevaux de frise boivent les taches
De doux songes de plâtres.

Six Poèmes de Décembre 1968. C. La Montée - Livre Poétique de Nicolaï. 1968-1984. Pressent. Poème n°6C

Date du document : Décembre 1968

Publié le 14 Juin 2007

C. La Montée

Elle a cheveux de baillon tendre
Ramenés par ma main dont l’odeur…
Bruns, roux, forts, doux !

Œuvrée contre moi quand ses lèvres
De cruauté sur le morfil,
Or visible par la fenêtre
Où les yeux de l’Été pénètrent.

Parmi les fleurs elle est terrible !
Chaleur déversée des fumiers,
Nuque mordue au fond des greniers.

Nacre et ventre,
Étoiles de lait,
Cuisses ! Serpents, lianes,
O sa toilette, Osyris,
T’as vu ? !

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