HSOR

Reliefs de Cartes - Notations

Date du document : Entre 1991 et 2000

Publié le 16 Septembre 2010

Avec ces Reliefs de Cartes, qui sont de simples notations, s’achève le recueil des Cartes à propos de la Cosmologie. Et pour ce qui est du volume global de HSOR, en dehors des Journaux et Récifs de Voyage, qui ne sont pas destinés à la publication, il restera à publier deux entretiens : La Pièce est Enfumée, et Une soirée chez les Tristram.
I. Revay

À propos du Roman

Date du document : 2006

Publié le 15 Août 2010

À Propos du Roman

— La littérature peut-elle être encore pensée en terme d’évolution, de révolution ? Autrement dit, face aux impératifs commerciaux qui tendent, semblent-il, à la niveler en la réduisant, par exemple, à ne plus ressortir qu’au seul genre du roman, reste-t-elle cet espace (que l’on dit sacré) de liberté, ce lieu de tous les possibles ?

— Le Roman, je l’ai fréquenté en trois temps : de façon traditionnelle dans Roman en 1968 (c’était un pari fait avec un groupe d’anciens lycéens). De façon déja désintégrée avec Tuberculose du Roman en 1972, et enfin en 1984 avec Je suis le Roman Mort qui en signale l’éparpillement.

etc.

Rimbaud & Daudet - Hommage à Cabaner !

Date du document : 1989 et 1992

Publié le 1 Août 2010

[……………]
Nicolaï : “Nous étions en attendant Nicolas en train d’écouter la causerie de Sévèrimus à propos du Poor Arthur et de ses emprunts volontaires à Daudet, dans un café, à l’angle de La Samaritaine et du Pont-Neuf adorés, dans ces temps où l’on redoute la douleur de l’orage sur les bois œuvrés (ceux-là mêmes où le premier imbécile gueule dans la forêt, alors qu’une immense vapeur s’élève et arrose la surface des Temps : “Alors, Éole, gros sac !” et puis aussitôt ensuite avachi dans le fondement de sa voiture: “Tiens ! pour le vent ! Tiens ! pour le soleil !”) autant qu’on déverse ensuite le petit jour du rabbin de l’Ancien Testament caché derrière la porte des chiottes !
(Le “Café de l’Univers” et devenu l’Univers Rimbaud. Chaque phrase de lui est prise sur un méridien, dont la possibilité infinie des sources jaillit. Barque devant le Moulin, rivalité du Collège et de l’Institut, mouche latine bombinante et sacrée. Café plein d’Écho. Saint-Sépulcre. On y boit du moka d’Éthiopie ; noir comme le Diable et velouté comme un Ange ; on ignore les mélanges crémeux comme la robe des capucins.)
Nycéphore : “Maintenir l’énigme contenue, concentrée, terrible, du dehors-dedans, voilà le grand mérite de La Samaritaine ! Du mélange de l’éclairage artificiel et de la lumière naturelle, du néon coulant ses sirops sous la pluie, de la mousson catastrophique des stigmates illuminés, que sont ces traits d’éclair à deux ou trois fractures successives.
Prendre et induire la foudre, la canaliser, capter cette puissance de l’éclair, de l’angoisse du petit jour adolescent, l’incertitude du cauchemar et de la veille ; réussir dans le travail colossal d’une formidable forme, un creuset géant, d’un moule divin, à réunir tout ça !
Et à présent, le jour baisse atrocement dans toute la ville où tombe un brouillard noir, une pluie de suie fine ; en dix minutes, la nuit est là, charbonneuse des débuts de l’Industrie, jamais profondément dite, sinon par Rimbaud. Puis vient le déluge fracassant équinoxial, incoercible !
Un Chanteur (la table à côté) : «— Je vais vers la Lessive ; Elle a pas de rien jusqu’aux genoux !»
*
«— Vous vouliez qu’on sorte d’ici, dit Sévèrimus l’Homme-Pie à Nicolas à présent installé à sa table du “Café de l’Univers”, face au Pont des Mariages Secrets du Square du Vert Galant ! Regardez l’horrible crachin froid : on se croirait tout à coup en Hiver !
— L’Univers a tourné !
— D’ici qu’on traverse pour que vous achetiez vos pigments et du noir vignette, cela vous fera comme un trou gelé sur le crâne, et vous serez ensuite bon pour une horrible migraine jusqu’au soir, ou, comme dit Lawrence, “un craquèlement de tout l’être sous la tension des vagues douloureuses roulant de la colonne au cerveau jusqu’au moment où l’aube blanchit les fentes du hangar.”
Il en profita pour me déballer sa théorie des correspondances intertextuelles (il avait étudié chez Kristeva, à Jussieu : vent froid et angines phonématiques !) et des emprunts éventuels de Rimbaud chez Daudet, dans Le Petit Chose, pour les  Intimités d’un Séminariste.

Denis Laget. Fétiche et Reclus - Fortiche ou Forclos ?

Date du document : 2010

Publié le 1 Août 2010

Reclus
Je pressens la jouissance du Mort, du disparu, comme un joyau absolu, de façon à la fois fulgurante et labile, instable et aussitôt évanouie qu’approchée. Ces papillons de certitude n’ont rien de morbide et volètent dans l’air joyeux des Adolescents* et de toutes les fêtes baroques de la Cosmologie*, car c’est le propre de l’Inscription, cette catégorie à définir et ce territoire à défendre tout à fait en dehors de la culture et de l’art.
Je ne suis pas un artiste car je n’ai jamais eu d’atelier ; je ne suis pas non plus un écrivain : rien qui me débecte autant que ce milieu-là (particulièrement en France aujourd’hui), ses truies, ses danseurs mondains, ses plagiaires, ses sociologismes et ses livres qui ne sont jamais que les cendres de la vie, au mieux un reportage correct.


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Réponse à Menstyle - Biographie et non Autobiographie

Date du document : 2009

Publié le 29 Juillet 2010

Biographie et non Autobiographie
L’autobiographie, c’est la façon d’éprouver dans un corps la vérité du monde. Ce n’est certes pas l’anecdote, ni les aventures du personnage de la carte d’identité, totalement fictif. ON n’a jamais existé ailleurs que sous un nom d’emprunt. Tous les papiers étaient faux, sans qu’il y ait même d’origine à la question. J’en pars, c’est une lancée, pas un aboutissement. S’il y a une individualité qui se constitue, c’est par l’écriture elle-même. C’était déjà le projet de Montaigne. L’auteur est produit par l’écriture de la Vie : non par son point de départ, mais par son point d’arrivée, son résultat. Il n’y a personne au départ. Il y a Onuma Nemon à l’arrivée.

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Prière d’Insérer - Pour Roman : de 1968 à 2008

Date du document : 1986 pour le feuilleton Tristram et 2008

Publié le 29 Juillet 2010

Prière d’Insérer

Des écrivains disparus c’est évident que nous avons perdu la subtilité de l’air que battait leur langue, autant que la qualité de l’ombre de l’auberge de l’Ours, dans Southgate Street à Exeter ; et nous ne les connaîtrons jamais plus.
Cette perte est irrémédiable, vieux frère ! L’érudition peut en instruire le procès mais certainement pas en retrouver la saveur. Que veut dire pour nous, comme frémissement du corps aujourd’hui “l’aube aux doigts de rose”? Du moins il nous en demeure la beauté emblématique.
Or si nous avons fini par admettre parfois des deuils antiques depuis le fond de “la nuit zoologique”, nous hésitons devant de plus proches.

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Carte n°11 - Pour François Bon

Date du document : 2008

Publié le 29 Juillet 2010

De la dévoration du frère au trois
Après le deuil d’un frère, la Cosmologie Onuma Nemon s’est mise en place très tôt (même si elle s’est beaucoup modifiée dans son territoire et dans ses noms) dès l’enfance, en même temps que l’apprentissage de l’écriture, en 1954, de façon totalement immédiate, primaire et inconsciente, par une écriture à deux mains, la plus littérale qui soit, le frère resté vivant écrivant à la place du mort de sa belle écriture et de sa main droite, et pour lui-même d’une main gauchère forcée.
— Cela s’est cristallisé à l’adolescence, au moment des premiers travaux radiophoniques, sous forme d’un délire mystique, dans le surgissement de Cinq Continents : celui des campagnes, le maritime, celui de l’intérieur des maisons, celui de l’extérieur des cités, et enfin l’enfer, ramassant ce qui ne pouvait loger dans aucun autre.
— En même temps que ces Continents primitifs, une ébauche à pris corps de la Cosmologie actuelle sous la forme de Logres, pays des Ogres et territoire d’Arthur chanté par Calogrenant et défendu par Lancelot.

Ce texte a été placé en 2008 sur le site de François Bon en même temps que l’édition numérique de la première partie de Pr’Ose ! etqu‘une présentation de la Cosmologie par François Bon.
NDLR

Scribe Zéro - Présentation des États du Monde

Date du document : 2009

Publié le 29 Juillet 2010

Ni héros ni anti-héros : Zéro. Lieu vide et bulle suspensive. O nu, cerceau de feu par où s’engouffrèrent Voix et Visions, voilà ce que je suis.
Je n’ai donc rien à revendiquer, m’étant tenu à ce qui m’était donné. Je suis un scribe, rien de plus et je n’ai pas plus de mérite qu’on ne doit recevoir de récompense pour rêver.
Au fur à mesure des années, j’ai pu éclaircir certaines scènes, nommer la plupart des Voix. Certaines restant tout de même indistinctes, innommées, prises dans une fureur abstraite.

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Ceci était la présentation de la première version des États du Monde, modifiée depuis.

Parcours

Date du document : 2009

Publié le 28 Juillet 2010

1948 : Naissance à Cuba.
1954 : En même temps que l’écriture la Cosmologie se met en place, de façon totalement secrète.
1966 : Études de photographie, marqueterie, reliure, préparation au travail de bibliothécaire avant le choix définitif vers les arts plastiques.
De 1966 à 1968 : Production d’émissions radiophoniques hebdomadaires nocturnes avec un collectif dont les travaux sont manifestés de façon anonyme, sous plusieurs surnons, ou attribués de façon indifférente aux uns ou aux autres ; et création du premier café-théâtre de province.
Premiers essais dramatiques (sous l’influence de Jean Vauthier, rencontré alors). Représentations d’Arrabal, Gripari, Obaldia, et montages poétiques autour de la Beat Generation, le Dadaïsme, Cendrars, etc.

Travaux d’assistant-décorateur avec Andréou sur le Don Quichotte de Paisiello. Participation à Sigma (Bordeaux), et à des travaux dans le cadre du tout nouveau Service de la Recherche situé alors Centre Pierre Bourdan à Paris. Rencontres de Loys Masson et surtout Robert Ganzo. Travail hermétique.

En dehors de ça happenings, travaux de décoration théâtrale en Andalousie.

La Cosmologie se cristallise sous forme d’un délire mystique et se constitue en Cinq Continents, mais demeure une élaboration secrète.

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L’Exaltation, le Magnéto - Lettre à Dominique Poncet

Date du document : 2005

Publié le 28 Juillet 2010

(Lettre à Dominique Poncet. 2005.)

Cher Dominique,
À propos de l’exaltation et de la chasse (les deux sont liées !), pour poursuivre ce que je disais à Veinstein, j’utilise surtout la course, le sac ou la corde sur des temps d’une heure et plus. Didier du reste a réalisé, en 75 ou par là un des premiers enregistrements au sac de frappe, d’une telle durée, en sous-sol de béton, avec un son très métallique.
Lorsque je cours j’emporte souvent avec moi une liasse de feuillets écrits, et c’est seulement vers la fin, quand le cœur est prêt à exploser (midi, été : moment et saison du cœur), que je relis cela littéralement sur les hauts-plateaux ou à travers les pentes diagonales, entre l’horreur des Nuits et la Neige du jour. Les morceaux qui ne sont pas assez tendus tombent d’eux-mêmes. Puis je reprends l’ensemble la plupart du temps au magnétophone de poche, cette fois-ci en marchant. Quand je ne cours pas (“katas, sac, corde” suivant les saisons), je travaille aussitôt “dans la foulée” de l’entraînement : le corps “entraîne” l’écriture. Mais la nouvelle diction doit être reprise à son tour par l’écrit, car la voix et l’exaltation ne sont pas une preuve d’efficacité, de même que le bonheur d’écrire ne prouve rien de la qualité de l’écriture, comme disait à peu près Gracq. En tout cas, il y a une cadence, une prosodie explicite.

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