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Aquarelle de la fin du XXème Siècle - Alexandre Bonnier

Date du document : 1985

Publié le 8 Octobre 2009

Alexandre Bonnier, homme des grandes fêtes des Beaux-Arts de Lille, contemplateur de la chute de la manne céleste à Mâcons en mangeant des cuisses de grenouille, créateur avec Giacomoni du Centre de l’Environnement et surtout des Trois Départements des Écoles d’Art après 1968 bien avant que n’arrivent au galop les rabatteurs du milieu, culturistes généraux ou autres champions de la gonflette, puis que ne s’y engouffre le pire bataillon des distributeurs d’u.v. en rondelles, couilles d'anges, huberts-chiâssepot-incestueux, drac-queens et connards barbants ; Alexandre l’homme de la Mort en Rose Majeur.
O. N.
Aquarelle de la fin du XXème Siècle

Pax

Date du document : 1969

Publié le 12 Avril 2009

Ce film est contemporain de toute l’activité du Groupe des Adolescents de la Cosmologie et figure ici en lien avec le film énigmatique de Nany Machin : Aube-Matière.
Court métrage 16mm Noir & Blanc muet de Roland Collas.
Scénario et Réalisation Roland Collas.

Sans Titre - Denis Laget. Huile sur toile. 30 x 30 cm

Date du document : 2006

Publié le 10 Mars 2009

Il y a très peu de motifs caduques : vol des grues, mystère des paysages, monde clos des natures mortes, vanités et même le si curieusement torturé modèle vivant. Le tout c’est que ça bouge encore, précisèment ; la seule chose qui soit usée c’est la façon d’en rendre compte. À chaque artiste de faire choir les peaux mortes du formalisme et de l’académisme.
Idem en ce qui concerne les outils, media, supports : peinture ou écriture. Et même au-dessous, dans leurs modalités.
Il y a surtout des questions historiquement restées en suspens (comme les voies inempruntées par l’évolution en biologie) dans la peinture depuis son invention et que les différents mouvements n’ont pas eu le temps de traiter. Ce que disait Brigitte Legars en 1986 au moment de la fondation de Tristram en se réclamant de Sterne à travers Kundera n’était pas différent. Ni Denis Roche lorsqu’il disait qu’il y a simplement quelque chose de mal digéré dans le surréalisme.
Sans Titre

Troupeaux et Voyage - À propos de Joël Roussiez

Date du document : 2009

Publié le 7 Mars 2009

À chaque fois qu’on rencontre un Horrible Travailleur, il périme tout un pan de la vaine production d’alentour, la rend caduque, et on ne peut que s’en réjouir. Autant de débroussaillé ; nous sommes dans un territoire de l’Inscription et toute découverte dans un autre endroit est toujours bénéfique. Autant de temps gagné. La fraternité est de mise.
Avec Joël Roussiez tout est mouvement comme dans la pensée chinoise où “les réalités que simulent les mots ne sont pas des choses arrêtées mais des mouvements”(1). Implosion, explosion et dispersion que la spirale du Voyage Biographique emporte, ou mouvement des marcheurs cosmopolites à travers les méridiens du monde de Nous et nos troupeaux.

1. Nous et nos troupeaux
“ « Cosmos terrien de vie » je dis.”
“Avançons sans peur aucune, sans crainte des coups, ne cherchons rien
Croisons des hommes qui ont cherché et s’en reviennent
Des qui s’en revenaient, n’avaient rien vu…”

Les paysages des Troupeaux sont comme ceux de Cozens, lui-même tellement chinois dans sa technique tachiste avec cet effet d’éloignement qui abolit la césure entre esquisse et dessin achevé, ce miracle ophtalmique permettant de faire disparaître autant les grossièretés de la tache que les finesses de l’exécution attentive. De loin le dessin devient une tache modulée et la tache un dessin vigoureux, tous deux pris dans le même ravissement de l’œil.
Ce génie de l’esquisse est partout présent dans les traversées des paysages de Roussiez où des notations extrèmement précises sur les couleurs, les climats ou les coutumes de certaines populations (voire les “marques” mécaniques) alternent et glissent avec de vagues affairements : intrusions humaines laborieuses ou énigmatiques dans “une sorte de camp de matériaux variés”.

http://www.larumeurlibre.fr/

Publication : La Main de Singe

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