Onuma Nemon

DAO

avant-propos

110 Artistes pour le Chili

30 mai 2012
110 Artistes pour le Chili
Date 12 Octobre 1973
Mediatexte
DomaineDAO
Cote1233-11-9

Ces Lavis… - Travaux d'encre de chine de Max Schœndorff

27 avr. 2012
À la suite de l’exposition dans la galerie Mathieu de Lyon, va paraître un ouvrage consacré à ces mêmes lavis récents du cher Max, dont on donne ici les références. Dans ces lavis auto-engendrés, travail à l’éponge du soigneur et diffusion de la Nappe, on est proche de Cozens : l’univers se déploie à partir d’une tache. C’est vraiment la vie en expansion : efflorescences et ondoyances, mais sans l’organique habituel de la plupart des travaux colorés de Max Schoendorff.
Et ce sont aussi des paysages magnifiques où transparaît derrière le surréalisme tout le romantisme allemand.
O. N.
On trouvera ci-jointes en illustrations : En barque, Brand’s Haide et L’Amatrice, trois lavis sur Polyart 200 g, format 90 x 64 cm. © Pierre Aubert.
Ces Lavis…
Ces Lavis…
Ces Lavis…
Date 2012
Mediadessin et gravure
DomaineDAO
Cote1230-13-9

Ateliers du Prieuré - Siona Brotman

21 avr. 2012
Remarquable travail d’Atelier, dans le petit village de Saint-Loubès (près de Bordeaux mais heureusement très loin des institutions officielles), de Siona Brotman (bourgeonnement de son propre travail pictural), entrepris depuis de nombreuses années, et dont on peu consulter l’Archivage en cours. On y verra des Extensions, dans un sens différent de celui de la Cosmologie O. N.
Lieu qu’est venu également hanter Joris Dijkmeijer, sculpteur et bâtisseur de géométries sacrées dont on montrera les travaux sur ce site.
Depuis peu Siona a ouvert un lieu d'exposition en annexe à cet atelier dans la chapelle Saint-Loup, une  chapelle ornée de quelques vitraux clairs d’un des derniers maîtres-verriers des environs.
Elle y a programmé entre autres une démonstration de céramique dont nous joignons le document, qui pour une fois n’a rien à voir avec les travaux d’assiettes des dentistes reconvertis de la Drôme ni les stages de poterie utilitaire de Jane Birkin ou Mick Michel : on y admire des jarres à la démesure de la maison d’Homère, et on peut même y entendre les voix des Dieux sur des disques de porcelaine.
NDLR
Date Avril 2012
Mediasculpture
DomaineDAO
Cote1229-19-9

Extension Extra - Cycle de Performances

17 avr. 2012
On pourra assister a des performances de Marc Giloux dans cette série présentée par Andrès Galeano
Date Mai-Juin 2012
Mediavideo
DomaineDAO
Cote1228-17-9

I am astonished - Performance

17 avr. 2012
Cette œuvre est de Marc Giloux, qui fait partie du collectif Courte_line
Publication : I am astonished
Date 2012
Mediavideo
DomaineDAO
Cote1227-17-9

Antiquocteau - Dessin à la mine de plomb sur Canson.

28 mars 2012
Dessin d’Alisson Jallat.
Antiquocteau
Date 2011
Mediadessin et gravure
DomaineDAO
Cote1226-13-9

Antique - Dessin à la mine de plomb sur Canson.

28 mars 2012
Ce dessin est d’Alisson Jallat.
Antique
Date 2011
Mediadessin et gravure
DomaineDAO
Cote1225-13-9

Andrea maglia bianca, stricce blue ( fragment). - Modèle Vivant.

28 mars 2012
Ce travail est d’Alisson Jallat
Andrea maglia bianca, stricce blue ( fragment).
Date 2011
Mediaphotographie
DomaineDAO
Cote1224-15-9

Aguets - Dessin à la mine de plomb sur Canson.

28 mars 2012
Ce dessin est d’Alisson Jallat
Aguets
Date 2011
Mediadessin et gravure
DomaineDAO
Cote1223-13-9

Avec Obstination - Texte de Joël Roussiez

28 mars 2012
Ce portrait-là est rempli d’une description impeccable, d’une trame tellement recroisée dans ses traits de burin qu’elle échappe à elle-même ; et va se “répandre une volupté comme d'un lit défait... ”.
Elle est digne des portraits de femmes faits par Plossu, quelque chose de très attentif et de très rapide, une voyance en coin d’œil, un entrevu foudroyant, et d’autant plus précis que le regard n’insiste pas, n’écrase pas la personne considérée, elle incipit : “Elle commença son récit en baissant le visage sur son bol vide”. Ce n’est pas non plus la parodie de La vierge au bol en Thimotina Labinette : rien de caustique ni de cynique.
La première phrase pourrait venir d’un Chant de Maldoror : “Le rictus amer d'une femme étrusque au nez presque droit, les cheveux bouclés en masse le long de l'oreille cachée par des sortes de lauriers pour retenir la chevelure glissante ; un œil pour finir mais conquérant, voilà telle qu'elle m'apparut au lever du jour, passant devant ma maison, seule sur la route déserte et marchant.
Oh, oui certes, Roussiez est plein de vies et d’époques diverses, et plus ça va plus je crois (c’est-à-dire j’applaudis) à cette hantise des temps chez lui. On parle toujours dans les fictions et chez les parapsychologues de “vies antérieures”, et jamais des vies postérieures, or les époques apparaissant chez Roussiez sont des époques rabotées, devenues parfaites pour l’emboîtage et projetées en perspective ; Roussiez est un menuisier du temps. Son moyen-âge futur est un moyen-âge nettoyé. Peut-être que l’Éternel Retour c’est ça.
Avec obstination et douceur, cette description, effectivement, ce commentaire. “Je vous aime”, voilà ce qu’il dit, je vous aime. Scorsese ne dit pas ça, mais Cassavettes le dit, et Bruno Dumont, et Bernard Plossu.
On avance dans son texte qui ne sent pas le roussiez comme à travers les laies d’Un balcon en Forêt. Avec ces répétitions que le pseudo-pur styliste enlève mais que Gracq conserve en pierres de soutien latérales du chemin, car avec ça il fore, il avance, il troue la forêt dans ce grand vortex, cette spirale du temps.
O. N.


Avec obstination

(hommage à Krleza)

Le rictus amer d'une femme étrusque au nez presque droit, les cheveux bouclés en masse le long de l'oreille cachée par des sortes de lauriers pour retenir la chevelure glissante ; un œil pour finir mais conquérant, voilà telle qu'elle m'apparut au lever du jour, passant devant ma maison, seule sur la route déserte et marchant. C'est son profil qui me frappa et c'est pourquoi je me levai rapidement pour faire sa connaissance. Il était tôt et il ne fallait pas l'effrayer, aussi laissais-je mon chien filer au devant d'elle pour l'accueillir. « Mais pourquoi se rictus amer » lui demandais-je plus tard lorsqu'elle eut accepté un bol de café. « J'ai quitté des lieux sombres où le temps ne passait pas, la pourriture chaude m'a éloignée et je marche pour me défaire d'une sorte de boue... Je vivais dans une ville aux lourdes colonnes et aux temples sobres ; la vie y était sereine, tranquille, pétrie d'habitudes et de calme. C'était une vie sans calcul qui se déroulait comme il convient sans malheur excessif, ni joie intempestive. On y disait les paroles qu'il fallait : va donner aux poules et aux lapins, ou bien :  la vie n'est pas vaine qui s'accomplit chaque jour. Un beau jour on mourait et nous étions en deuil ; les cérémonies étaient courtes et sincères sans faste ni larmes abondantes... » Ses traits étaient doux et son regard puissant, les formes de son cou, de ses épaules et de ses bras, étaient rondes et agréables comme remplies d'une chair ferme et chaude qui venait sourdre de la peau et répandre une volupté comme d'un lit défait...


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Date 2012
Mediatexte
DomaineDAO
Cote1222-11-9